Misery Business

Misery Business est une forum RP inspiré par Air Gear. Dans un pays, bordé par la mer, cohabitent cinq villes aux traditions et aux croyances différentes. Pendulum en est la capitale, symbole de puissance, représentation de la folie des grandeurs de l'homme. Celle-ci s'étend des bas-fonds jusqu'aux limites du ciel, chaque classe sociale se partage une part. Mais parmi eux, se trouvent les gangs poussés à tous les excès. Entre mage, alchimiste, ou bien simple humain, il n'y a qu'une règle : être le meilleur.

“ Rappel à tous,
Le staff vous invite fortement à jetter un coup d'oeil sur ce topic : [#MAJ] qui est mit en annonce globale partout sur le forum. Il contient toutes les petites nouveautés et offres du forum, alors allez-y ! De plus,nous rappelons que les petites bonhonnes dans les ronds, juste au-dessus, sont les top-sites de MB. Alors votez mes petits ! 8D ”
14/01/12

“ Offre de la periode des fêtes. /!\
Pour tout les nouveaux venus sur le forum, nous offrons 15 points de réputation après validation de leur fiche ! Si ce n'est pas magique ça, comme noël.(Par exemple, encore 5 points et c'est une technique en plus, ou un rang supérieur. ~) [ #Système de réputation ]   [ #Boutique de point ]
28/12/11

“ Réouverture, enfin.
Après quelque litre de sueur provenant du staff (eurk e_e), MB peut enfin vous ouvrir ses portes. Tout beau, tout neuf, on espère pronfondément que ce dernier vous plaira plus que l'ancienne version. [ #Plus d'information ]
27/12/11




“ Misery Business, c'est pour bientôt !
L'attente aura été longue, quelques mois, mais après avoir trouvé le temps on revient enfin. Souriez un peu, le plus gros est fait.Il reste encore des détails à paufiner mais ça ne prendra pas beaucoup de temps. Avant Mercredi 28, promis ! ”
25/12/11

rumeurs ;









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La nuit, tous les chats sont gris. [PV Eileen]

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MessageSujet: La nuit, tous les chats sont gris. [PV Eileen] Sam 21 Jan - 13:23

Ça c’était passé vers deux heures du matin. Elle s’était jetée au bas du lit avec une vitesse surprenante, dont elle-même ne se serait pas cru capable. Le bruit avait été clair, sec, précis. Il s’était répercuté longtemps dans les rues endormies, rebondissant sur chaque mur, faisant vibrer l’air nocturne encore longtemps après que le coup de feu ai retentit.
Pourtant… pourtant, il n’y avait rien eut d’autre. Pas un cri, pas un bruit de fuite. Mais elle en était sûre, elle l’avait vu. Une silhouette, ou plutôt une ombre, qui glissait rapidement le long du mur, et avait vite disparu au coin de la rue.
Le lendemain matin, tôt, on avait retrouvé sur un mur un graffiti qui évoquait clairement l’un des gangs les plus médiatisés du moment.

Et c’est pour cela que Katarina se retrouvait, à 5h du matin, à prendre en note la déclaration d’une habitante qui se sentait obligée de raconter ça comme si elle avait vécu l’espace d’une nuit dans un film noir rempli d’ombres furtives et menaçantes.
Le carnet à la main, consciencieuse, Katarina notait du mieux qu’elle pouvait le témoignage de la femme qui n’avait finalement pas fait grand-chose d’autre que de se précipiter derrière les rideaux de sa fenêtre aussi vite que l’arthrose de ses genoux le lui avait permit. Pure démarche de voyeurisme sans doute, relative à la mégère épiant ses voisins pour découvrir des cadavres dans leur placard.
A ses pieds, son gros chien noir baillât et s’allongea lourdement, visiblement résigné à endurer les commentaires des ménagères désœuvrées. Il traduisait ainsi parfaitement des sentiments que sa maitresse se faisait de son côté un devoir de cacher. Dans le fond il n’avait pas tort, car la vieille femme reprenait déjà son récit. Elle, n’avait presque rien vu, mais sa voisine saurait plus de choses.
« Ne vous inquiétez pas, elle habite à deux pas. »
C’est le principe même madame.
« Oh, je vous en prie, ne bougez pas, je vais la chercher ! Je reviens tout de suite. »
Et en effet, la voisine apparue instantanément aux côtés de la femme. Sans doute un peu trop promptement pour qu’elle n’ai pas été en train d’attendre juste derrière la porte qu’on vienne la chercher.
« Bwouf »fit désespérément le chien pendant que les deux femmes échangeaient quelques mots. Katarina claqua des doigts pour attirer son attention, et glissa la main dans son sac pour un sortir l’un des innombrables biscuits canins qui peuplaient son fond. L’animal l’attrapa au vol, balayant la rue à joyeux coups de queue. Katarina lui caressa le museau en riant doucement. « On va s’en sortir, t’en fais pas. » chuchota-t-elle avec moquerie.
Le temps que ces dames reviennent, l’intermède était fini, et femme comme animal étaient redevenus impassibles.

« Oui oui, je vous assure que c’était une femme. Une jeune femme même. J’en suis sûre, elle avait les cheveux longs, et j’ai vu une boucle d’oreille briller. »
Ce qui pourrait en vérité aussi bien être le signalement d’un homme, où de n’importe qui dans cette ville madame.
« Vraiment ? »
« Bien sûr. C’est quand même incroyable que des jeunes filles de nos jours fassent ce genre de choses. C’est un manque de respect incroyable. »
Si seulement ce n’était que du manque de respect. Mais figurez-vous que les gangs ne commettent pas le seul crime de déranger les riverains endormis.
« Absolument. Pour ma part je suis bien contente que quelqu’un s’occupe de les remettre dans le droit chemin. » Regard bienveillant vers Katarina.
Et puis le témoignage de la voisine, interminable et bourré de détails inutiles, pour une version sensiblement similaire à la précédente.
« Bien, je vous remercie. »
« Ha ! Mais j’ai entendu dire que parfois certains gangs laissaient l’emblème d’un gang ennemi pour leur causer des problèmes. » Ajouta l’une sur le ton de la confidence, comptant surement apprendre quelque chose à Katarina. Sait-on jamais, des fois que la vieille femme connaisse mieux les gangs que l’autorité qu’était Katarina.
« En effet, c’est même courant.»
Mais évitons d’informer ces honnêtes citoyennes que les représentants de la justice en font autant.

Et Katarina de se retrouver enfin seule dans la rue, rangeant avec soulagement son carnet griffonnée de l’histoire qui avait secoué ce pauvre petit quartier de GreenGrass.
« Bien. Est-ce qu’on interroge toutes les jeunes filles qui passent sur ce qu’elles ont fait pendant la nuit ? » Demanda-t-elle à son chien.
Pour toute réponse, ce dernier aboya bruyamment.
« C’est vrai que ça manquerai de discrétion » admis Katarina. « On va se contenter d’aller laisser trainer une oreille en bas. J’en profiterai pour aller voir les filles. »
C’est ainsi que la jeune femme parlait des bas-fonds. Avec une légèreté que peu avaient. Il faut dire aussi que c’était là sa maison, son enfance, et aussi ses rares amis. Le quartier des prostituées était son foyer, l’endroit où on l’accueillait avec des sourires.

L’odeur d’égout lui emplit les narines. Comme toujours, l’air était empreint d’une humidité malsaine qui suintait des murs et charriait toutes sortes de relents infâmes. A l’éclat du soleil naissant s’était substitué la lumière balafre des néons blancs. Ici, l’astre se levait tard et se couchait tôt. La lumière artificielle qui le relayait donnait aux lieux l’image d’un monde aseptisé, si loin de la nature.
Et pourtant, quelque part, on entendait la masse mouvante du lac s’agiter, comme un sol mouvant engloutissant tout ce qui avait la malchance d’y tomber. C’était infâme, c’était malsain, c’était inhumain, c’était l’environnement dans lequel Katarina avait évolué si longtemps.
Le chien gambadait dans ces rues délabrées, passant les portes invisibles d’odeurs qui s’ouvraient devant lui. Il aboya soudain, se mis à courir droit devant lui, poursuivant quelque chose que lui seul voyait.
Et parce qu’il n’y avait aucune raison que cela n’arrive pas, l’énorme berger renversa au coin de la rue une personne qui, malheureusement pour elle, passait par là à ce moment précis.

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MessageSujet: Re: La nuit, tous les chats sont gris. [PV Eileen] Sam 28 Jan - 18:09

☆ Spare the rode...
1h53 s’affichait digitalement sur ma montre à quartz. 1h55 quand tout s’est déroulé soudainement, et trop rapidement.

Je sentais la balle perçant mes tissus de peau, pour ensuite briser mes côtes et finalement aller se loger dans le mur à mes derrières. La douleur était insurmontable, j’avais l’impression que chacun de mes souffles étaient aussi ardents que la braise, je brûlais de l’intérieur. Le sang qui coulait de ma plaie me révulsait, j’avais des nausées atroces, et l’odeur de poudre n’arrangeait rien du tout. C’était écœurant, pire qu’un film d’horreur. Malgré la brume qui s’emparait de mon regard, je pouvais percevoir la chair trouée –parce que ouais, c’était le cas bordel- et le liquide ruisselant sur mon ventre. Je cherchais quelque du regard, pas la personne qui m’avait infligée la blessure, mais plutôt une aide quelconque. J’haletais, je savais que je perdais conscience tout doucement.

Dans un dernier réflexe, face au vide présent dans le quartier, je me laissais glisser contre le mur et disparus dans les pénombres de GreenGrass. Ce fut le black-out.


4h59 s’affichait digitalement sur ma montre à quartz. Ou du moins, c’est que ma vue floutée arrivait à décrypter. Un regard à droite et à gauche, pour localiser les lieux. Rien, je ne me rappelais de rien du tout. Je ne savais pas du tout comment je m’étais retrouvée dans les bas-fonds, et pour quelle raison. C’est seulement lorsqu’une douleur m’empoigna les côtes que mes souvenirs me revinrent à l’esprit. Je m’étais faite fusillée par un autiste de rider qui se prenait pour le roi. J’avais mal. Extrêmement mal. Et il fallait que je me soigne, si je ne voulais pas mourir d’une infection. Bordel. C’était vraiment une journée de merde.

Je me levai donc, essayant de me rappeler où habitait le docteur Ultaer. Lui, il pouvait m’aider. Mais au tournant de la roue, la seule « personne » que je croisai, c’était un énorme molosse qui me sauta à la figure. C’était douloureux. Surtout sa patte postée sur ma plaie qui n’était pas encore refermée. Il ne fallait pas que je crie. Il fallait que je me retienne, pas que j’explose en larmes comme une gamine. Mais ça faisait quand même vachement mal. Et ce qui fit encore plus mal, c’est la vue du propriétaire à la bête.

    « PUTAIN. »

Ouais, tout simplement ça. Généralement, quand t’es estropié, t’as la chance de tomber sur une bonne âme ; un doux ignorant, une jeune fille niaise qui t’offrira toujours son aide, une personne âgée qui était autrefois médecin. Tu ne tombais pas sur ta pire ennemie, une autorité qui te haïssait, qui ne voulait qu’une chose : te faire la peau. C’était la meilleure occasion qu’elle n’aurait jamais, elle pouvait en être sûre. Hein, Katarina ?

D’une gestuelle lente et qui me faisait souffrir –en partie du au poids de l’animal -, je repoussais le chien. J’allais avoir assez de mal avec la brunette seule, pour ne pas avoir à me faire handicaper par le clebs. Je voulais vomir, de par la vue de l’adulte, les odeurs présentes dans le quartier, et par la douleur qui me lacérait le ventre.

    « Merde. Ca fait chier. »

Vraiment.



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MessageSujet: Re: La nuit, tous les chats sont gris. [PV Eileen] Mar 31 Jan - 17:24

Les cheveux rose, les yeux, la silhouette, le langage. L’identification fût rapide pour Katarina.
Elle hésitait entre dégout et jubilation, satisfaction et répulsion. Doucement, elle arriva à hauteur de la collision, et remarqua la blessure de la jeune fille sans lever le sourcil, impassible.
« Bonjour Eileen. » se contenta-t-elle de dire, froidement, comme si la situation était normale.
« Merde. Ça fait chier. »
« Je n’en doute pas. »Doucement, elle se tourna vers son chien.
« Il faudrait peut être voir à se calmer. Je ne me souviens pas t’avoir appris à foncer sur les gens. Mais on réglera ça plus tard » annonça Katarina sur un ton qui proclamait si fort le contraire, que l’animal ne savait plus quel comportement adopter. Il n’était pas bien sûr de savoir si il se faisait gronder ou féliciter. Pour accompagner ces propos, la maitresse donna au chien une tape, qui se mua en caresse au contact des poils de jais. La bête pris naturellement cela pour une récompense, et se dressa d’un bond sur ses pattes en remuant la queue, puis entreprit de caracoler tout autour des deux ennemies.

Il fallut ça pour que Katarina reporte enfin son attention sur la jeune fille qui venait de se relever laborieusement. Cette plaie sanguinolente, ces vêtements poisseux, cette chair rongée. Katarina exultait. La jeune fille était bien loin d’être en position de force, et c’était du pain béni pour celle qui lui faisait face.
« Tu sembles avoir eu des petits problèmes dans la nuit. » déclara le lieutenant dans un euphémisme outrageusement assumé.
Etrangement, l’idée que la personne aperçue dans la nuit soit une jeune fille ne lui semblait plus si absurde. L’idée que ce soit une certaine jeune fille qui se trouvait être sous ses yeux paraissait hautement probable. C’était une conclusion d’un arbitraire scandalisant, mais ce n’était pas exactement ce qui culpabilisait le lieutenant des autorités qu’elle était. Avec un sourire plutôt inquiétant, pour ne pas dire carrément pervers, elle s’adressa de nouveau à Eileen.
« Tu devrais te faire soigner tu sais. Et porter plainte aussi. Je vais appeler une voiture. »
Toutefois, le ton bienveillant sonnait tellement faux que même le naïf petit chaperon rouge, qui confondait pourtant les loups et les grands-mères, n’y aurait pas cru une seconde. Katarina abordait plutôt l’air d’une infirmière qui vient vous annoncer que (quelle chance) vous allez pouvoir passer sur le billard, le tout en brandissant une seringue à l’aiguille particulièrement hostile. Son sourire était presque aussi malsain que les rues environnantes, et jamais infirmière n’avait été moins engageante à suivre un traitement.

Mais qu’importe, car le but qu’elle poursuivait était bien différent. C’était toujours le même, celui de pouvoir enfin déposer cette petite arrogante devant ses juges. Par conséquent, la fille aux cheveux roses semblait engagée sur une bien mauvaise pente. Avec des prétextes bienveillants qui n’avaient jamais eu l’ambition de tromper qui que ce soit, Katarina avait la ferme intention de trainer la coupable, accessoirement blessée, au QG des autorités. Il était bien temps que l’adolescente se heurte aux conséquences pour enfin découvrir que la vie ne peut pas marcher comme on veut. Mais plus que cela, il y avait toujours ce côté personnel que Katarina portait à l’affaire. Ne plus voir cette gosse se trainer dans les rues malsaines, c’était presque un rêve, une utopie, un el dorado.

Avec des gestes lents, elle sortit son téléphone de son sac.

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MessageSujet: Re: La nuit, tous les chats sont gris. [PV Eileen]


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